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Les coups de coeur de Stupeflip
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    Néoprisme expose le label Nowadays Records

    Neoprisme, le seul magazine qui ne parle que de pochettes de disque, fête ses deux années d’existence avec une exposition à Paris. Bastien Stisi, le fondateur, nous raconte tout ça en pleine séance d’accrochage.

    Cette année, c’est Carte Blanche à Nowadays Records. Pourquoi, et comment ?

    C’est notre deuxième expo d’affilée chez Arts Factory – la première était consacrée au label Entreprise – et je crois qu’on commence à bien adapter ce que l’on propose sur le web dans la « vraie vie » : parler de la musique en parlant de son image. Il y avait quelques labels dont on apprécie à la fois le son et l’imagerie, dont Nowadays. Et ça se goupillait parfaitement en terme de vision et de planning.

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    Nowadays c’est La Fine Équipe ou encore Fakear : ce label a-t-il été important pour toi musicalement d’abord, et graphiquement ensuite ? 


    Tu vois Fakear, c’est assez marrant : c’est ma toute première interview, c’était à ses débuts, il y a quatre ans et j’ai été l’un des premiers, si ce n’est le premier, à l’interviewer. J’ai, du coup, particulièrement suivi son parcours fulgurant et ses débuts avec Nowadays. Je connais bien ses EP, tout comme ceux de Sekuoia, qu’on expose aussi – j’adore particulièrement ceux de Jumo, de Skence et celui d’Awir Leon, dont le premier album est vraiment d’une sensibilité superbe. Graphiquement, ça aurait été compliqué de passer à côté du travail de Nina Guy (du collectif Cela) pour Jumo, des Gentils Garçons pour Douchka ou du Studio Polybius pour Le Vasco.

    « Les pochettes, c’est une réflexion différente depuis la digitalisation de la musique. »

    As-tu eu une réflexion sur le format pochette, depuis qu’il est autant utilisé pour les formats vinyle, CD ou en digital ?

    Quand j’ai parlé avec Nicolas Godin de la pochette de son dernier disque, « Contrepoint« , il me disait qu’il avait pensé à ce petit carré qui apparaît dans les services de streaming et qui laisse peu de places au petit détail qui change tout. Il voulait un visuel qui se voit de loin, qui marque l’œil, qui retienne. C’est une réflexion différente depuis la digitalisation de la musique : il y a tellement de productions « discographiques » qui ne sortent pas en physique, mais se doivent tout de même d’être illustrées… Donc autant les concevoir directement pour le web. Mais c’est une réflexion pertinente à avoir.

    D’où te vient cet attrait pour les pochettes ?

    J’ai fait des études d’Histoire assez longues, puis j’ai joué pendant trois ou quatre ans le journaliste musical et je le fais encore un peu : analyser des pochettes de disques, ça résume mes deux gros centres d’intérêts. J’en parlerai à un psy un jour, tiens, sa réponse pourrait être intéressante.

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    Tu peux me résumer ton humeur en une pochette ?

    Comme on est en plein dans l’expo, je crois que je me sens comme la pochette du « Nomade » de Jumo, par Nina Guy (collectif Cela) : c’est-à-dire que j’ai la volonté de voir quelque chose, mais que je n’ai au final absolument aucune vision certaine sur ce qui va arriver dans les prochaines heures…

    Les murs de la Arts Factory seront neoprismés de pochettes Nowadays Records jusqu’au 14 janvier, 22 heures. Tic tac.

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