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    De Club Cheval à Ed Banger, la formidable reconversion de Myd

    Un nouvel EP (« All Inclusive »), un livre-photo et une signature chez Ed Banger : Myd se réinvente en marge de Club Cheval et nous explique comment. Entre photos à poil, croisière sur la Méditerranée et séances de studios avec les b-boys d’Atlanta.

    Tu ne te dis pas que tu aurais dû sortir The Sun cet été, que ça aurait fait un excellent tube de l’été ?

    Tu sais, je ne crois plus trop au timing. Je préfère attendre que tout soit prêt plutôt que de balancer un projet à la va-vite selon les saisons. Là, ça m’a laissé le temps de finaliser tranquillement le clip du morceau, l’EP et le livre-photo qui l’accompagne. En plus, je pense sincèrement que mon EP, « All Inclusive », correspond davantage à un souvenir de vacances qu’à la B.O. des vacances.

    La pochette de cet EP, on en parle ?

    Disons que ce n’est que la partie émergée d’un énorme projet monté avec ma directrice artistique, Alice Moitié. Avec elle et d’autres personnes, on est partis une semaine cet été en croisière sur un paquebot, ces bateaux immenses qui peuvent accueillir 2000 personnes. Un peu comme ce que propose Costa Croisières. Ensemble, on a fait le tour de la Méditerranée et on en a profité pour tout fait sur place : les photos, les clips, etc. Celle de la pochette, où je suis à poil, était étrangement la plus parlante, celle qui me ressemblait le plus. Pourtant, je n’ai pas l’habitude de me mettre à poil…

    Ce qui est surprenant avec cette pochette, c’est qu’on a toujours eu l’habitude de te voir très looké au sein de Club Cheval…

    Ce n’est pas faux. Mais on peut aussi retourner le processus et se dire que le fait de me déshabiller était peut-être le meilleur style à adopter pour cet EP. D’ailleurs, quand je regarde cette pochette, je ne me sens pas à poil, j’ai presque l’impression d’être déguisé, d’avoir enfilé une tenue assez drôle, osée mais sans en faire trop.

    Cette croisière, ça ressemble plus à des vacances qu’à du travail, non ?

    Même pas, on n’a pas arrêté de bosser sur l’EP et tout ce qu’il se passe autour. Il faut bien se rendre compte que tu as un programme qui est prévu heure par heure sur ce genre de bateau. On a donc profité de chaque activité pour réaliser le livre-photo qui retranscrit mes journées lors de ce séjour : les tours en Segway, les cours de zumba, le spectacle qui explique l’histoire de Paris, etc. Le livre et le clip de All Inclusive racontent cette aventure et cette petite société sur l’eau.

    En marge de cet EP, on t’a beaucoup vu derrière les prods de rappeurs français (Lacrim, SCH,…) ces dernières années. Ces collaborations, c’est grâce à DJ Kore ?

    En quelque sorte, oui. Le rap est un monde à part entière. Soit tu en fais ta vie et tu passes ton temps à produire et envoyer des productions, soit tu vis en marge et ne collabore que de temps à autres avec les rappeurs. DJ Kore me donne cette liberté, ce qui me permet de me concentrer sur Club Cheval et ma carrière solo. De toute façon, je me suis toujours dit que mes projets rap ne se feraient qu’aux côtés de DJ Kore. C’est mon mentor, c’est lui qui m’emmène sur les bons projets et sait ce qui me ressemble. Pour tout dire, il a même grandement contribué à la mélodie des voix sur The Sun. C’est un très bon mélodiste.

    Il y a une différence entre le fait de bosser avec des rappeurs français et américains ? Tu as notamment produit des sons pour Theophilus London ou ILoveMakonnen.

    Aux États-Unis, j’ai pu découvrir le monde du rap grâce à Brodinski, avec qui j’ai bossé pour son album. Depuis, j’ai eu l’occasion de bosser avec eux de mon côté, toujours sur place, et je dois dire qu’il n’y a pas de réelle différence entre les Américains et les rappeurs français. Aujourd’hui, tout le monde a un peu la même approche du studio et souhaite aller très vite histoire d’être réactif avec ce qu’il se produit. Je viens de bosser avec Kohh, un rappeur japonais, et j’ai ressenti exactement la même chose.

    « Je n’ai pas envie d’être que le gars chelou qui fait du rap. »

    À l’avenir, tu te verrais produire un album hip-hop, avec différents rappeurs en featuring ?

    Non, pas du tout. Le rap n’est tout simplement pas mon milieu. J’ai choisi de tourner le week-end, de faire des DJ sets et de jouer en club. Quand je suis en studio avec des rappeurs, ça se passe très bien. Au début, les mecs se demandent bien sûr qui est ce gars chelou avec ses lunettes et ses sons bizarres, mais le fait que je leur propose des instrus différentes leur plaît généralement. Cela dit, je n’ai pas envie d’être que le gars chelou qui fait du rap…

    Comment tu expliques le fait que le rap plaît de plus en plus aux branchés, à des mecs qui ne fréquentaient que les clubs électro jusqu’alors ?

    Ça reflète l’évolution de la pop music. Au début des années 2000, l’électro était la musique pop, on entendait des sons électroniques partout et des artistes comme Basement Jaxx ou The Chemical Brothers passaient en radio. Aujourd’hui, le hip-hop a pris le relai. C’est la musique pop par excellence, dans le sens où c’est là que se trouve l’innovation. Et ça, les radios ont fini par le comprendre. Elles suivent le mouvement désormais, ce qui permet au hip-hop de se populariser auprès de différents types de population.

    Ça t’arrive de te poser et de te demander quel chemin va prendre ta carrière ?

    Non, pas vraiment. Je peux me projeter sur un an, mais l’inspiration reste quelque chose de spontané. Et je pense qu’il faut laisser de la place à l’accident. « All Inclusive » est né comme ça.

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