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    Ces Français qui subliment les chansons anglo-saxonnes

    Un mois après être revenu sur ces artistes étrangers qui massacrent la chanson française, c’est l’heure du match retour avec notre mini best-of consacré à ces artistes hexagonaux qui offrent une seconde vie aux tubes internationaux.

    Someone Like You par Woodkid. On avait découvert la pop courageuse et futuriste de Woodkid avec « The Golden Age », un premier album ambitieux sorti en 2013. On la retrouve dénuée de tout effet un an plus tard, le temps d’une reprise d’Adele apte à filer la chair de poule aux moins sensibles d’entre nous.

    I Feel It Coming par Juliette Armanet. Après avoir interprété les tubes extraits de son premier album, L’amour en solitaire et Alexandre, l’une des nouvelles pépites de la pop bleu blanc rouge se lance dans une reprise en français du I Feel It Coming de The Weeknd. C’est à la fois kitsch et malin, et ça irradie profondément l’esprit de ceux qui s’y exposent. « Je te sens venir, je te sens veniiiiir en moi. »

    I Wanna Be Your Dog par Émilie Simon. C’est le titre qui a permis à Émilie Simon de se faire un nom sur la scène française, voire au-delà. Et on comprend pourquoi : la façon dont elle a de susurrer les paroles du single le plus iconique des Stooges est tout bonnement addictive. Sans doute la meilleure porte d’entrée vers son premier album, sorti en 2003 et enregistré en pensant très fort aux expérimentations de Björk.

    Night In White Satin par Alain Bashung. S’il a sublimé Les mots bleus de Christophe, Alain Bashung est aussi à l’aise avec l’Anglais. Preuve en est avec cette reprise des Moody Blues, tout en sincérité, émotion et modestie. La réécouter en boucle est la politesse que nous lui devons.

    Diamonds par Coming Soon. Depuis leur premier album en 2008, les Français ont toujours convié l’auditeur à un jeu musical dont eux seuls connaissent les règles, passant du folk et l’indie-rock (« Tiger Meets Lion » produit par le producteur d’Arcade Fire et Animal Collective) à la pop et aux B.O. orchestrales. Pas étonnant, dès lors, de les entendre se lancer en 2013 dans une reprise d’un des tubes les plus puissants de Rihanna. Avec réussite, qui plus est.

    Toxic par Yael Naim. Produit par Pharrell, Toxic est un tube excessif, grandiloquent et intense sur la rythmique. Sur son premier album éponyme, sorti en 2007, Yael Naim, elle, en fait une ballade hyper touchante, à entendre comme un vent de plénitude dénué de tout artifice.

    Transmission par Stranded Horse. Ici, le pari était risqué : transformer l’urgence et la tension d’un titre de Joy Division en une mélodie apaisante, jouée à la kora, l’idée aurait pu tomber à plat. C’est pourtant une réussite totale, un de ces titres qui vous réchauffe le cœur par son atmosphère chaleureuse et son apparente simplicité.

    The Partisan par Bertrand Cantat et 16 Horsepower. Bon, là, on triche un peu : déjà, parce que le morceau est partagé par Bertrand Cantat avec les Américains de 16 Horsepower. Et puis parce que la version originale de Leonard Cohen est déjà chantée à moitié en français. Mais qu’importe : on est complètement sidéré ici par les voix de David Eugene Edwards et du leader de Noir Désir, qui restituent à merveille l’univers morbide façonné par le songwriter américain.

    Enjoy The Silence par Sylvain Chauveau et Ensemble Nocturne. Sorti en 2005, « Down To The Bone » est un tribute album dédié à Depeche Mode où Sylvain Chauveau, sublimement accompagné par un Ensemble Nocturne créé pour l’occasion, puise dans le répertoire de Martin Gore et sa bande. Sauf que, contrairement aux nombreux albums hommages, presque inévitablement plombés par d’incessants copié-collé, l’art de la reprise est ici envisagé comme un terrain de jeu expérimental, l’album regorgeant de trouvailles bien éloignées d’un revival new-wave. La preuve avec ce Enjoy The Silence, tout en délicatesse.

    Rock El Casbah par Rachid Taha. Depuis les années 1980 et la formation de son groupe, Carte De Séjour, Rachid Taha a toujours cherché le choc identitaire, le mélange des cultures que les institutions tentent à priori d’opposées. Et on le remercie, aussi bien pour ses albums solos que pour cette reprise en arabe du Rock The Casbah des Clash, coécrit par Mick Jones, qui finira par déclarer préférer la version de Rachid Taha à celle composée aux côtés de Joe Strummer.

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