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    L’histoire des messages secrets gravés sur les vinyles

    Utilisés à l’origine par les usines de pressage pour coller les bonnes étiquettes sur les vinyles, les numéros de matricule ont évolué en messages codés aussi hilarants que grotesques. Jack vous raconte l’histoire.

    « See you in five years. » Ce message, gravé sur le vinyle du dernier album de LCD Soundsystem « American Dream », peut avoir deux sens possibles : le premier, c’est le temps qu’il faudra attendre pour écouter le prochain disque du groupe. Ou alors ce message fait référence à la pause que les New-yorkais ont pris avant leur retour sur le devant de la scène, en 2016. Peu importe. Cette petite missive fait surtout partie d’une longue tradition de phrases gravées au sein même des vinyles. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que la bande de James Murphy s’adonne à cette petite fantaisie. En 2010, lors de la sortie de « This Is Happening », des petites formules comme Amateur Dance Music, Get Weird et In Loving Memory Of Jerry Fuchs (un hommage à Jerry Fuchs, batteur du groupe décédé en 2009) étaient gravées.

    James Brown. Bien évidemment, l’histoire de ces messages ne remonte pas à 2010. À l’origine, ces codes sont gravés pour aider les usines de pressage. Pour certains collectionneurs, ils sont aussi des références, pour s’assurer par exemple que le vinyle est un original. Mais dès le début des pressages, des ingénieurs audio les détournent rapidement pour y inscrire des signatures ou des messages. C’est le cas de George Peckham, qui apportait sa touche perso en gravant Porky ou A Porky Prime Cut sur les disques. Parfois, il répondait aux paroles des chansons. Sur l’EP « Loaded » de Primal Scream, il grave Free Sly Stone! sur une face et Free James Brown! sur l’autre.

    Trump. À partir des années 1970 et 1980, ce sont les artistes eux-mêmes qui détournent les codes. Sur l’un des pressages du single London Calling des Clash, le groupe incite les fans à la rébellion en inscrivant Tear Down The Walls. Pour les punk de Dead Kennedy, sur la compilation « Give Me Convenience Or Give Me Death », ils écrivent Dolphins Make Better Anarchists Than People Do (les dauphins font de meilleurs anarchistes que les humains). Sympa. Plus récemment, sur une réédition pour le Record Store Day d’un 45 tour des Smiths, on peut lire Trump Will Kill America. Une prédiction ?

    Subtil. On pourrait continuer avec d’autres exemples, comme celui d’un label d’électro londonien Unexplored Beats, qui se fend d’un Robbie Williams Is Shit sur l’un de ses disques. Mais la tradition ne s’arrêtera pas de sitôt. Un groupe australien a pourtant essayé, en 1989, de tuer le game. Sur l’album « Love Is A Battlefield Of Wounded Hearts », le message gravé par les punks de Hard-Ons est simple, direct et tranchant : What The Fuck Are You Looking At? There’s No Secret Message Here You Stupid Fuck ; avant d’être on ne peut plus clair sur la face B : And There’s No Message Here Either Cunt!! On vous épargne la traduction.

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