Playlist par JACK
Les coups de coeur de Stupeflip
Les coups de coeur de Stupeflip
avec
Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    On a rencontré les patrons du Badaboum pour une interview bilan

    À la fois club, restaurant, salle de concert, bar à cocktails et grosse soupape d’aération dans un quartier qui manquait de lieux couche-tard, le Badaboum vient de fêter ses trois ans. Interview bilan de soirée.

    Quand vous ouvrez le Badaboum, vous aviez un modèle en tête ?

    Benoît (gérant) : J’ai travaillé dans 15 clubs avant le Badaboum. Des Planches au Club 79 en passant par le ZigZag, le Bus Palladium, le Globo… À mon pot de départ, il y avait 15 équipes de nuit.

    Aurélien (gérant) : Je me souviens qu’on se disait : « si j’étais à la tête de ce club, je ferais… » Mais quand on a ouvert le Badaboum on a surtout été très influencés par les espaces. Un mois de travaux (jour et nuit) plus tard, on ouvrait. C’était en octobre 2013.

    Avant votre arrivée dans les lieux c’était l’ancienne Scène Bastille. Quel était votre rapport à cette salle ?

    Benoît : On a grandi à côté.

    Aurélien : Moi, j’allais aux Nuits Zébrées de Nova et aux soirées In Funk We Trust. Tu sentais le potentiel, mais c’était une salle fantôme qui ne laissait aucun souvenir de l’espace. Elle a été à vendre presque pendant 10 ans il me semble […] Il faut rappeler qu’au début des années 2000, Paris est un désert : les pouvoirs publics ne laissent pas faire grand-chose, les clubs sont à la rue, les teufs en pirate sont très cloisonnées… Et pourtant le quartier se gentrifiait, mais il n’y avait toujours pas de boîte de nuit !

    Benoît : C’est vrai que quand on avait 18 ans, il n’y avait aucun club dans l’est de Paris… Bastille était une place un peu tout-venant, une rue de la soif [surtout la rue de Lappe, nda].

    On a une politique à la porte : on veut juste des gens sympas

    Vous accueillez les Nuits Zébrées de Nova, organisez des soirées régulières (Merci, Grand Hotel, Pop Love Soul) : comment ça marche les résidences chez vous ?

    Paul (communication) : On ne fait pas de résidence dans le vieux sens du terme, avec le même DJ chaque semaine. En fait, ce sont plus des rendez-vous mensuels ou bimensuels avec des labels et des collectifs qui vont s’entendre avec la programmatrice pour faire venir un guest, parce qu’aujourd’hui le résident, c’est celui qui « invite » un artiste.

    Aurélien : Il faut se rendre compte qu’en face, il y a la Concrete et Nuits Fauves, et qu’ils auront toujours les plus gros DJ. Alors nous on doit créer des contenus originaux, fabriquer notre propre histoire. Et sur ce terrain personne ne peut nous battre.

    Comment arrivez-vous à accueillir des pointures comme Cigarettes After Sex ?

    Aurélien : Au début le club a un peu tout cannibalisé, le restaurant et la salle de concert avaient du mal à exister. Et puis cette fille est arrivée à la DA, elle s’appelle Adeline et je ne sais pas comment elle fait. On ne comprend rien, mais elle arrive à faire rentrer dans notre petit mouchoir de poche des artistes ultra pointus ou en montée de buzz. L’Impératrice, Cigarettes After Sex, Christine and The Queens, Django Django ou des trucs perchés genre… Magnüm ! Mais tout fonctionne, et dans la même soirée, un visiteur peut accéder à tout : expo, bar à cocktails, etc.

    Justement, c’est qui votre public ? J’imagine qu’il n’a pas la même fraîcheur à 20h et à 04h ?

    Paul : Surtout celui qui arrive à 20h et sort à 04h, lui, il n’a plus aucune fraîcheur ! Il y a une clientèle qui peut sortir du boulot et venir au bar à cocktails en afterwork et qui va croiser une population un peu plus groove dès 19h. Plus tard les gens du concert arrivent, et on voit que c’est pas si segmenté que ça.

    Benoît : On a une politique à la porte : on veut juste des gens sympas.

    Samuel :
    Pas besoin d’être bien habillé, on préfère même que tu sois déguisé plutôt qu’en costard. On n’a jamais de bagarre. On n’impose quasiment pas de vestiaire sauf si Vigipirate nous y oblige. Et on aime bien qu’il y ait des garçons et des filles.

    Aurélien : C’est un peu rétrograde dans le monde dans lequel on vit, mais ça permet de faire des soirées gay friendly et de pas avoir des mecs en meute qui empêchent des filles de s’amuser. Sinon on veut un club métissé, pas dans le ghetto. C’est ce qui fait que tu ne passeras jamais deux soirées identiques au Badaboum.

    Pourquoi ça s’appelle le Badaboum ?

    Benoit : Je sais même plus.

    Aurélien : C’est très Belmondo. Ça fait nom de vieux bordel, et ça ne s’écorche pas dans d’autres langues. Et on se disait que si ça se cassait la gueule… badaboum !

    Toute la programmation du Badaboum, c’est ici. A noter que pour les parents-clubbeurs, la salle organise le 19 mars un before (en aprem donc) pour les enfant de 3 à 9 ans, pour découvrir la musique underground.

    Vous aimerez aussi

    Jack te recommande

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.