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    Connaissez-vous Nardwuar, l’intervieweur musical le plus dingue du monde ?

    Snoop, le Wu-Tang, Pharrell, Ty Segall, Mac Demarco… Ils sont tous devenus fous du Canadien. D’autres sont encore sous le choc. Portrait du journaliste musical le plus populaire d’internet.

    On l’appelle l’OVNI. Ne croyez pas son Wikipédia, Nardwuar est un extra-terrestre et il a beau avoir une identité humaine ( John Ruskin, né en 1968 à Vancouver) ça ne trompe personne. Son truc : porter des kilts en hiver ou des costumes de père Noël en été et, accessoirement, publier les interviews les plus pétées qu’on n’ait jamais vues. Un exemple avec la désormais séquence du micro onde, avec Snoop Dog.

    Plus on regarde les vidéos disponibles sur sa chaine YouTube et plus on se convainc que Nardwuar est venu sur Terre pour étudier nos musiciens. Il a commencé par s’infiltrer dans le conseil des élèves d’un lycée de quartier. Ça lui a permis de booker des groupes et de les rencontrer. Et c’est comme ça qu’il donne sa première interview de Art Bergmann, figure punk de Vancouver, à 17 ans. Son énergie débordante et son débit hallucinant sont déjà là.

    Rencontre avec Gorbatchev. C’est d’ailleurs dans le punk qu’il trouve sa première famille d’adoption : il est le chanteur de The Evaporators (mention spéciale à leur morceau à la gloire du fromage). En 1986, il choisit l’alias absurde « Nardwuar the Human Serviette » et commence à interviewer des icônes rock : Lydia Lunch, Sonic Youth ou Kurt Cobain. Mythique, mais ce n’est même pas le plus fou. À l’Université, il fait partie de la radio du campus. Pour un reportage, il est envoyé pour essayer d’interroger Gorbatchev, en visite dans sa ville. Sa question ? « Quel leader politique a le plus grand pantalon ? » Silence gêné, il est écarté aussi sec de l’homme politique. Venu d’ailleurs, on vous dit.

    Street cred. Ce n’est qu’une vingtaine d’années plus tard que Nardwuar connaît la reconnaissance. Ses interviews hip-hop font le tour du monde. Le décalage entre ce binoclard au grand cœur tout droit sorti d’une friperie et l’image de dur des rappeurs captive. Nardwuar surprend et emmène les artistes loin des balises de la promo. Snoop Dogg est le premier rappeur à rencontrer le phénomène en 2000, il se verront sept fois en tout. Suivront le Wu-Tang, Nas, Kendrick Lamar, Schoolboy Q, Tyler, The Creator… Wale, Wacka Flocka Flame ou Desiigner l’ont compris : pour compter dans le game, il faut être passé au grill par Nardwuar.

    Quel est son secret ? Chaque interview commence de la même manière : Nardwuar vous met son micro sous le pif et demande : « Qui êtes-vous ? » Puis, il multiplie les questions personnelles, sans tabou. Une attitude qui a parfois été prise comme de la provocation par certains artistes à l’égo gonflé. Beck, Travis Barker ou Alice Cooper ont par exemple eu du mal avec le cartoonesque journaliste.

    Le truc, c’est que Nardwuar est un historien. C’est ce qu’il a étudié à la fac. Pour chaque artiste, il fait des recherches minutieuses. Il leur offre des disques rares et des objets liés à leur histoire personnelle. Quand il apporte à Pharrell un pressage rare de la première chanson à laquelle il a participé ou qu’il lui parle de ses cours de karaté à l’école Chuck Norris, ce dernier est scotché. Trop de love. Pour Kurt Cobain, il avait retrouvé le vinyle des Beachcombers, groupe garage de son oncle. De quoi tisser des liens sans se la jouer Mireille Dumas. Sa meilleure performance, c’est sûrement sa rencontre avec James Brown entouré de ses chanteuses en 1999, ressortie l’année dernière. On vous laisse juger ci-dessous. Longue vie à toi Nardwuar, ne rentre jamais sur ta planète.

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