Playlist par JACK
Les 33 morceaux méconnus de Johnny
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    De Casablanca à Paris, Malca imagine le futur des musiques orientales

    Installé à Paris depuis huit ans, le Franco-Marocain Malca est, à 28 ans, l’incarnation parfaite d’une jeunesse connectée qui rêve de pop efficace, de brassage multiculturel et qui refuse l’immobilisme.

    Entre deux mondes. « Une musique pop, dansante et surtout, compréhensible pour un Occidental qui n’a pas les codes de la musique orientale. » Voilà comment Malca, dans une interview accordée à pan-african-music.com, décrit son nouvel EP, « Casablanca Jungle ». Pour le moins ambitieux : on y entend aussi bien les mélodies synthétiques de MGMT et l’influence du raï de Cheb Hasni que la chanson populaire judéo-marocaine d’Haïm Botbol, le funk le plus sensuel ou la richesse culturelle d’une jeunesse marocaine de plus en plus indépendante et alternative.

    La lutte, c’est classe. À l’instar du rappeur marocain Issam Harris, que l’on peut apercevoir dans le clip de Casablanca Jungle, Malca est en effet le symbole d’une génération qui s’éveille et souhaite s’émanciper de la tradition de ses ainés. Pas pour rien finalement si chaque titre de son EP aborde une thématique sociale précise, sans jamais tomber dans le discours plombant ou moralisateur. Le génie de Malca (appelons ça comme ça, il le vaut bien !), c’est en effet d’être parvenu en deux EP (le premier, « She Gets Too High », est sorti en 2015) à façonner un univers ultra moderne, esthétique, concerné politiquement et visuellement sublimé par des pièces signées par le couturier Yassine Morabite.

    Faire sauter les frontières. Casablanca Jungle, à entendre comme « le cri d’espoir d’une génération qui arrache sa liberté dans une jungle urbaine », illustre à la perfection cette idée d’une pop hybride, engagée et stylisée. Mais le Franco-Marocain n’a clairement pas à rougir de ses autres singles : tandis que Shalom relate une histoire d’amour interreligieuse impossible avec, semble-t-il, une juive, Ya Layli emprunte quant à lui sa rythmique au Batwanis Beek de Warda, joue la carte romantique et dévoile un versant nettement plus sombre de Malca. Le genre d’artiste que l’on ne peut décemment pas ranger dans une case, lui qui, cet été, donnait un concert en première de George Clinton et souhaite actuellement créer sa propre marque de vêtements et s’investir dans le cinéma.

    Malca est en concert au Point Éphémère à Paris le 14 décembre prochain. Réservez-votre place ici.

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