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    En scred derrière le succès d’Orelsan, il y a Skread

    Orelsan est certes le grand gagnant des dernières Victoires de la musique, mais cette consécration, il la doit avant tout à un homme, présent à ses côtés depuis ses débuts : Skread, producteur et collaborateur de longue date.

    Homme de main. « Je voudrais remercier le public, sans qui je serais juste un type qui fait de la musique dans sa chambre. » À ces mots, balancés juste après avoir remporté le prix de l’« Artiste masculin de l’année », Orelsan aurait pu ajouter une petite dédicace à Skread, son producteur attitré depuis « Perdu d’avance », son premier album, et véritable homme de confiance. Il faut dire que Skread (Matthieu Le Carpentier, dans le civil) vient lui aussi de Normandie (Hérouville-Saint-Clair, près de Caen), que les deux bonhommes se connaissent depuis leur passage en école de commerce, et qu’il s’est construit un CV en béton ces quinze dernières années : Booba, Diam’s, Kool Shen ou encore Lino, à chaque fois ses prods marquent les esprits.

    « Skread, il se met au service de ce que je kiffe tout en apportant ses influences » (Orelsan)

    Homme de l’ombre. C’est surtout aux côtés d’Orelsan que Skread va affiner son style, se créer un nom et développer pour la première fois un vrai travail de réalisation, voire de direction artistique. « J’ai eu cette période “beatmaking”, mais j’ai vite cherché à m’impliquer dans la réalisation, à réfléchir à la direction dans laquelle on peut amener un titre, se justifiait-il à l’Obs en 2013. C’est aussi plus intéressant, je suis davantage au service des artistes avec lesquels je travaille. Je me nourris de leurs influences, je les incorpore à mon univers… Ce n’est pas le même boulot que de filer des CD de musiques que les mecs vont travailler dans leur coin. »

    Du sur-mesure. Dans la foulée, Skread parvient surtout à convaincre Orelsan d’arrêter la production et de se concentrer sur le rap. Désormais, c’est lui qui est chargé de lui composer les beats parfaits, d’amener une cohérence artistique à chaque projet et de pousser Orelsan à révéler tout son potentiel. C’est déjà le cas sur « Perdu d’avance » et « Le Chant des sirènes », élu « Meilleur album de musiques urbaines » aux Victoires de la musique 2012. Ça l’est d’autant plus à l’écoute de « La fête est finie », où le Normand confirme qu’il s’est bel et bien éloigné des samples, qu’il est à présent capable d’amener une vraie couleur à un album, sans se perdre dans des citations ou des références parfois un peu trop marquées.

    À Noisey, Orelsan se voulait d’ailleurs très clair à ce sujet il y a quelques mois : « Skread et moi on bosse ensemble. Comme un groupe normal. Il me recadre beaucoup. C’est lui a réalisé l’album. Il se met au service de ce que je kiffe tout en apportant ses influences (…) Sur les albums d’avant, c’était très varié mais on voyait les coutures. Genre « ok, ça c’est la chanson machin », « ça c’est la chanson bidule » (…) Les artistes que je respecte le plus sont ceux qui ont leur propre style. Un style qu’on peut facilement parodier. Un MHD, un Stromae… » Quand on voit la bande-annonce de la prochain cérémonie des Césars, on se dit que, grâce à Skread, Orelsan fait lui aussi partie aujourd’hui de ces artistes rapidement identifiables.

    Crédit photo : Jérôme Bourgeois.

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